Comme une poule devant un couteau

Élucubrations d'une poule devant un couteau.

11 mai 2008

AquA gYm

CIMG2276Cela faisait quelques temps que le coq se regardait dans la glace avec une moue dubitative. Il pinçait ses petits bourrelets charmants et les miens au passage  en répétant "ça n'est plus possible".
Aussi quand vendredi il me presse de rentrer du travail, je m'attendais le connaissant à une grave décision. (Il oserait pas me supprimer le chocolat quand même...!)
En effet, il était installé à la table de la cuisine, des prospectus étalés devant lui. "J'ai pris tous les renseignements et visité le club de gym d'à côté. C'est génial ce qu'il propose comme activités; piscine, cours de stretch, fitnesse, abdos, squash, vélos et autre machines de tortures... J'ai fait tous les calculs poule, tu ne peux pas refuser (bah voyons)"
Voyant ma mine douteuse il ajoute "au pire ça te revient à 1,75 €/jour, soit l'équivalent de 4 cigarettes que tu ne fumeras pas pendant ce temps, pour un sauna/hammam en rentrant le soir du boulot". Le fourbe, il sait me parler.

Très habituée à mes clubs de volley à l'ambiance amicale et joyeuse, je me méfie de ces clubs de "remise en forme" où chacun scrute les défauts des autres et où personne ne se parle.
Il finit par me convaincre d'aller juger sur place.

Et voilà comment nous sommes ressortis avec notre carte d'adhérent au club de gym !!

Ok il est assez convivial (forcément tout le monde se voit à poil dans les vestiaires), Ok les activités sont très diverses et les plages horaires étendues (encore heureux vu le prix), Ok on peut aussi bien faire du sport seul ou en groupe que se détendre, Ok moi aussi je les aime pas trop mes minis petits bourrelets... Oui Ok il avait raison!

Mais si on s'inscrit à 2, on commence à 2 !
Brasses en piscine, hammam (où j'ai cru mourir étouffée) et sauna (bizarrement bien plus supportable alors que plus chaud) le 1er soir.
Et ce matin, oh... "tu sais quoi, coq,il n'y a que des cours d'aqua gym !"
Il a sorti son maillot le plus ringard et est venu avec moi au milieu de toutes ces femmes (moyenne d'âge 60 ans) ravies!
Le prof, jeune et canon, dicte les exercices que la poule s'applique à faire, mal évidemment. Le coq fait son malin derrière... Le prof, jeune et canon, est contraint de se concentrer sur mon cas en tenant ma nouille (oui ça s'appelle comme ça!!) et en me donnant des conseils particuliers... J'aime l'aqua gym !

Le coq n'a tenu qu'1/2 heure! Épuisé il a laissé les femmes dans la piscine sous une huée moqueuse.
Je peux vous dire que le coq a revu son jugement machiste sur les cours d'aqua gym !!
Et moi le mien sur les clubs de gym...
On a plus qu'à y retourner demain! Et comme c'est un jour férié, ça sera re aqua gym !!!

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04 mai 2008

oN cOlle

CIMG2267En toute logique, après le décollage.... le collage !!

Moi qui trouvais le décollage long et difficile, je révise mon avis! C'est d'une simplicité enfantine à côté du collage. C'est vrai finalement, il suffit de s'armer de patience et d'une bonne huile de coude.
Alors que poser des lais de papier peint...pfff... c'est autre chose!
Il faut se percher en haut d'un escabeau, tenir à bout de bras un truc glissant, plein de colle, ajuster, poser, décoller, reposer, redécoller, marouffler (j'ai aussi revu mon jugement sur valérie Damido, grande prêtresse de la marouffle, elle a mon respect éternel désormais), ajuster contre le lais précédent, le plafond.... et là c'est quand il n'y a ni angle, ni retour, ni découpes!! Or évidemment le vieux poulailler n'est fait que d'angles et de découpes infernales.
Je vais faire des cauchemars de cuters mal aiguisés qui déchiraient tout mes bords de plinthes!
Papa poule et margaux-machine-de-guerre ont formé une équipe redoutable! Ils sont venus à bout des coins les plus périlleux à grands renforts de meeeeeeeeeeeeerde! d'éclats de rires.
Résultat après 3 jours de dur labeur : le vieux poulailler est d'un blanc immaculé. Magnifique. J'ai presque envie de m'y réinstaller!
Courage il reste encore 2 pièces...

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01 mai 2008

dÉcollEuse

10159112Aujourd'hui, je n'ai qu'une chose à dire : la décolleuse de papier peint est ma seule meilleure amie !!

Et cette fois-ci c'est moi qui ai bossé toute la sainte journée fériée ! Le coq cuvait récupérait de son lendemain de fête...
Le vieux poulailler est tout nu. Samedi on attaque le repapiettage.

Et vous votre jour fermé, il est occupé comment ?

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27 avril 2008

TraVaux pRatiqUes

Ce week-end c'était travaux en tout genre!! D'intérieur et d'extérieur.

Tout d'abord opération décollage de papier peint dans le vieux poulailler qui doit prendre un petit coup de neuf avant d'accueillir ses nouveaux locataires. Toute la famille recrutée pour l'épreuve, avec plus ou moins de réussite pour chacun.
Le coq, seul homme de la situation est affecté aux travaux de force et manipulation des machines : radiateurs purgés, pause clope, démontés, pause clope, dévissage des étagères, pause clope et là où on l'a pas vu venir... prise en main de la décolleuse! Pendant que les femmes humidifiaient le mur à grands coups d'éponges et grattaient à s'en arracher bras et ongles avec leurs pauvres minuscules spatules, lui plaquait sa décolleuse magique sur le mur, la clope au bec, et décollait le papier sans le moindre effort, en sifflotant !!...
La poule's sister s'est avérée être une véritable machine de guerre. Aucune pause des heures durant, elle grattait dans son coin sans se plaindre et est venue à bout des murs les plus récalcitrants.
Maman poule, fidèle à elle même, grattait, babillait, optimisait, grattait toujours et nourissait la troupe avec une énergie surprenante.
Et votre poule... évidemment a réussi la jolie performance de décoller 50 cm² en 1 heure 30, avec force de râleries, plaintes sonores, pauses clandestines et injures à l'encontre des miettes de papier collant mâché mouillé dégueu que j'enlevais avec peine...

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Le lendemain, travaux d'extérieur : objectif débroussaillage jardinage des plates bandes.

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Profitant du trop rare soleil, après avoir gratté des murs, nous avons gratté la terre... Changement de substance mais pas d'efficacité... La coq a retourné x mètres cubes de terre à la bêche, abattu des arbres, creusé, planté, arrosé... le tout évidemment agrémenté de pauses clopes. N'empêche.
Pendant ce temps là, la poule épuisée et très courbaturée du décollage de la veille et du petit matin, faisait... grassement la sieste!
À mon réveil, j'ai constaté que des fraises, des dalia, des aubergines, poivrons, tomates et un millier de salades avaient pris place dans les plates bandes. J'ai apporté la touche finale en arrachant (encore) deux ou trois saloperies de mauvaises herbes dans les cailloux qui dérangeaient la vue de ce spectacle!
Un jardin digne de la semaine verte! Et pour terminer, j'ai soufflé une idée géniale au coq...

CIMG2225Il pleurait maugréait devant une fourmillière géante nichée dans un trou de bordure. Je croise les bras et suggère : "tu n'as qu'à tout brûler au chalumeau."
Idée prise très au sérieux par le coq, qui s'empresse de la mettre en action !
Et voici comment au poulailler, on brûle vives de pauvres fourmis innocentes....
Par contre on a sauvegardé tous les escargots trouvés dans un mini parc naturel... si ça peut vous consoler.

Sur ces exploits, je m'en vais faire le 3e dîner BBQ du we (que le coq a préparé), pour soigner mes courbatures et me récompenser de tous mes efforts !!

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26 mars 2008

TéléphOne

a0036_000009Je viens de réaliser un truc improbable : le coq & moi ne pouvons plus pas passer plus de 5 heures sans nous parler ! God !!

Avant c'était ma copine Carlotta que je sonnais dès que je me cassais un ongle, ou pour lui signaler tout évènement loufoque 15 mètres à la ronde, ou même pour ne rien dire, juste pour se déconnecter 3 minutes du quotidien barbant environnant...

Et depuis quelques temps c'est la touche 3 de mon téléphone sur laquelle j'appuie le plus souvent. Celle du numéro du coq. Rien à voir avec les irremplaçables conversations extrêmement piquantes et furieusement drôles que j'échangeais avec ma copine.
On ne se sussure pas des sucreries niaises d'amoureux. Ces conversation n'ont pas non plus pour but un flicage en règle de notre emploi du temps. Qu'est ce qu'on se raconte alors toutes les 5 heures grand max ?

De toutes façons c'est le coq qui m'appelle. Surtout en cette période de chômage pour lui. C'est tout juste s'il me téléphone pas pour me dire qu'il vient de rencontrer une hotesse charmante oripilante des assedic ou que la vaiselle est faite... Super mon coq chéri, dis-je depuis mon bureau, mais là je suis en rdv avec l'avocate (qu'on paye quasi à la minute)....

Je crois en définitive qu'on s'appelle qu'il m'appelle pour lutter contre l'ennui...
C'est pas beau l'amour ?!

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31 décembre 2007

2008 !

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Le poulailler vous souhaite un très bon réveillon et surtout une belle année !!

2008, synonyme de réussite!!!

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27 décembre 2007

lE pArquEt dAns l'OeiL !

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Il y a peu de temps, le coq et moi-même avons été réquisitionnés  nous sommes proposés pour poser du parquet dans le bureau de mon papa pour qu’il soit tout beau, tout neuf.

Le coq est un bricoleur hors classe, mon papa pas du tout  tout à fait.

J’avais déjà assisté le coq-parquetiste pour la rénovation du sol du poulailler ; l’affaire était hautement technique car le dit poulailler est octogonal avec des poteaux ronds…

Autant dire que parqueter un bureau rectangulaire de 30m², à 3, en 2 jours nous paraissait aisément réalisable !!

Oui, sauf que dans la vraie vie, on ne maîtrise jamais vraiment tout, et on n’est jamais trop prudent.

Nous pensions pourtant l’être avec tout le matériel de la liste coché :
- le kit de pose avec les cales et le « truc » indispensable pour tirer les lattes trop près du mur ;
- marteau, équerre, mètre, genouillères, établi…
- une bonne scie sauteuse.

Nous avions aussi pris soin de déménager le bureau la veille pour ne pas inclure ce temps dans celui imparti à la pose (et non pas se mettre à décoller la moquette sur un coup de tête et en avoir pour 3 jours à gratter…)

C’est ainsi que nous avons attaqué à l’aube de bon matin les travaux.

- 1er obstacle : 2 mâles sur un petit chantier ;
Combat d’influence pour faire comprendre à l’autre que sa méthode est meilleure parce que … bla bla bla.
Pendant ce temps Poule batifolle dans la pièce et fait semblant d’être très affairée.

- 2ème obstacle : les pauses café-clopes du coq ;
Non prévues dans le temps de pose, elles freinent mathématiquement la cadence.
Pendant ce temps, Poule prend aussi une pause café-clope en profite pour dégager la sciure du chantier.

- 3ème obstacle : la fatigue et le ras le bol ;
Passer 10 6 heures à s’accroupir, se relever, s’accroupir, se relever, calculer, couper, poser, clipser, taper, ne pas s’énerver, recommencer… ça use. « On reprendra demain à l’aube ».
Pendant ce temps Poule passe le marteau, le mètre, maintien les planches qui se font couper, propose une idée complètement désapprouvée, recommence… et finit par accepter la proposition finale.

- 4 ème obstacle : le doute ;
On a bien veillé à aligner les rainures du parquet, donc on a coupé les plaques de 2m, toutes les chutes ne peuvent pas se reclipser, donc inutilisables. On en a bousillé 2 en ripant avec le « truc ». Il reste quelques mètres carrés… mais euh… puisque on a décidé de dépasser un chouilla dans le cagibi sous la porte, et que c’était pas prévu à la base… euh… aura-t-on assez de parquet ?
Ah. Re-calculs savants.
Pendant ce temps Poule s’active à faire semblant de rien faire et de ne surtout pas dramatiser la situation.

- 5ème obstacle : la gueule de bois du dimanche matin ;
On est sortis le samedi soir pour fêter la ½ du chantier voir des amis. On a rit, on a bu, on est rentré tard.
Sauf que le clairon du turbin sonne à l’aube tôt.
La poule a la gueule de bois, pas assez dormi et en a plein le ** dos d’être le porte outils de ces messieurs.

- 6ème obstacle : les portes ne passent plus avec l’épaisseur du parquet sur la moquette !
Damned !
C’est là que Bernard entre en scène. Bernard est une « personne de confiance » de mon père. Bernard est un gendarme-menuisier à la retraite. Bernard a dans son garage des grosses machines pour scier les portes.
Expédition chez Bernard.
On cause chantier, entre mâles. Ils causent quarts de ronds à poser sur les plinthes. Bernard a une grosse machine pour scier les ¼ de ronds selon l’angle voulu.
Bernard nous la prête, mais attention il doit nous expliquer avant comme ça fonctionne (parce que c’est très dangereux, s’agit pas d’se couper un doigt) avec démonstration à l’appui. Bernard est de la vieille école, les « enfants » doivent juste regarder, seul mon père sera habilité à se servir de la grosse machine.
Sauf que mon père il y connaît rien en grosse machine et que mon coq à son travail il en utilise de bien plus grosses ! Qu’importe.
Mon papa s’en sortira finalement très bien et le coq sera préposé au cloutage.
Pendant ce temps, Poule peste contre le machisme, la vieille école, passe les clous et tiens les ¼ de ronds.

- 7ème obstacle : le parquet dans l’œil du coq !
Le coq est préposé aux découpes. Et comme il refuse d’admettre qu’il y voit que dalle que sa vue baisse, il a quasiment le nez sur la scie sauteuse. Et comme son nom l’indique, cette scie fait sauter la sciure. Paf, dans l’œil du coq !
Après quelques heures de frottage, des litres de sérum fi, la douleur devient critique.
Arrêt du chantier. Il faut opérer d’urgence.
Coup de bol, le bureau est un cabinet médical.
Sauf que les instruments sont en vrac dans la salle d’attente.
C’est là que la poule intervient enfin. Déblayage pour accéder aux instruments, préparation du champ opératoire  sur l’escabeau…
Lampe frontale visée, mon père injecte un produit anesthésiant dans l’œil du coq. Pendant ce temps, Poule prend des photos, mais de loin, parce que si la vue du sang lui est tout à fait supportable, triturer les yeux lui est insoutenable. Il lui semble entendre que le coq a une écharde plantée dans la cornée !
Diable ! il va devenir aveugle d’un œil à cause du parquet…
Mon père ce héros approche une aiguille de l’œil blessé… Soudain on m’interpelle « trouves moi un bâtonnet ». Vite ! un bâtonnet. Je regarde autour de moi paniquée : un vrai chantier. Alors que mon cerveau de poule est bloqué sur « allumette, allumette » je ne vois que des marteaux, des scies… « un coin de kleenex fera l’affaire ». Ah bon.
C’est vraiment Urgences ici ! Limite s’il ne va pas l’intuber avec un stylo bille !
Le coq est sauvé.


Vous réalisez mieux que poser du parquet dans une pièce rectangulaire, ça n’est pas si simple et pas sans imprévus !
Malgré tous ces obstacles, nous sommes parvenus quasiment dans les temps à finir ce parquet. Même que c’est joli !

Posté par poulecouteau à 12:35 - Mission de Galinacées - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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